C) La Bourgeoisie
Elle pose problème à l’historiographie en raison de sa définition vague. Ce définit comme bourgeois ceux dont l’opulence les dégage du populaire des villes, et par leur désir d’ascension sociale.
Il y a quatre modèles de bourgeois :
- La Bourgeoisie administrative : la mieux intégrée à la monarchie (officier de la judicature, magistrats, parlement), elle fréquente de plus en plus la noblesse de robe. On peut également y ajouter les procureurs, les greffiers, les avocats et universitaires. Ils restent capables d’affronter les crises, mais ils n’ont pas d’opportunité d’ascension.
- La Bourgeoisie des finances : peu considérée en raison de la morale chrétienne, ces officiers des finances vont peu à peu se dégager de cette critique durant le XVIIème siècle en agissant directement auprès du Roi de part leur richesse.
- La Bourgeoisie marchande : d’une grande complexité interne et en pleine évolution, c’est à cette époque que se développe les commerces internationaux. Par ordre d’importance, il s’agit des grands marchands internationaux, des marchands vendant leurs produits au sein de plusieurs provinces, des marchands vendant leur produit au sein d’une province, et enfin des petits détaillants vendant les produits de luxe (sucre, épice).
- La Bourgeoisie propriétaire, les rentiers : ils vivent des revenus de leur propriété en campagne, ou encaisse des loyers en louant en ville. Ils peuvent également vivrent des placements de leur argent.
Sommaire
lundi 28 mars 2011
lundi 28 février 2011
La pyramide des 3 ordres
Au Moyen-âge la société est divisée en 3 ordres. On estime que Dieu l'a voulue ainsi :
- Ceux qui prient (les hommes d'Eglise : les prêtres)
- Ceux qui combattent (les chevaliers)
- Ceux qui travaillent (les paysans)
I) Ceux qui prient : l'Eglise au Moyen-âge
L'Eglise est le 1er ordre de la société. La religion chrétienne est partout présente dans la vie quotidienne : à la naissance a lieu le baptême, on se marie devant Dieu et on doit mourir lavé de tous péchés (on doit se confesser au prêtre). On doit assurer son salut (aller au Paradis) par des bonnes actions ou des pèlerinages (aller à pieds vers des lieux saints comme Jérusalem ou Saint-Jacques de Compostelle en Espagne durant toute sa vie. On craint l'Enfer et le Diable.
La succession des fêtes chrétiennes rythme l'année (Noël, Pâques, etc. - Rechercher d'autres fêtes).
Les hommes d'Eglise sont appelés clercs (membres du clergé) : ils doivent être célibataires (ils doivent appartenir corps et âme à Dieu). L'église est un lieu sacré et inviolable qui se situe au centre de tous les villages et sa cloche annonce les semaines et les jours. Les curés dirigent leurs paroisses (ancêtres de nos villes).
II) Ceux qui combattent : les chevaliers, les nobles
On appelle chevaliers les combattants qui ont les moyens d'avoir un armement. C'est un groupe fermé : seul un fils de chevalier peut devenir chevalier.
On le devient par la cérémonie de l'adoubement : on remet les armes et on fait un signe de croix avec l'épée sur le jeune homme.
Un chevalier peut se placer sous la protection d'un seigneur plus puissant, il devient son vassal : c'est la cérémonie de l'hommage. Le vassal doit obéissance à son seigneur et en échange il reçoit un fief (souvent une terre).
C'est pourquoi on appelle cette société féodale [ racine latine voulant dire fidélité ].
Au sommet de la pyramide féodale il y a le roi, qui n'est que le plus grand des seigneurs au Moyen-âge.
Les chevaliers sont aussi appelés nobles ou gentilshommes (en opposition aux vilains = les paysans).
Comme ils risquent leurs vies en combattant ils ont droit à des privilèges (ils ne travaillent pas et ne paient pas d'impôts). Leurs loisirs : la chasse, les tournois.
On exige du noble plusieurs qualités : la loyauté, le courage, le sens de l'honneur, le respect de la veuve et de l'orphelin (voir les différents sens du mot noble dans le dictionnaire).
III) Ceux qui travaillent : les paysans
Les paysans (appelés aussi vilains ou manants) constituent 90 % de la société au Moyen-âge. Certains paysans ne sont pas libres : ce sont les serfs.
Ils vivent souvent dans la dépendance d'un seigneur, propriétaire de la seigneurie.
La seigneurie comprend deux parties : la réserve, qui est la terre dont les produits appartiennent directement au seigneur, les tenures, qui sont les terres cultivées par les paysans.
En échange les paysans doivent des droits au seigneur :
- le cens : redevance en argent en échange de la tenure.
- le champart : part de la récolte due au seigneur.
- les corvées : travaux obligatoires sur la réserve.
- la taille : taxe établie en fonction des besoins du seigneur.
Les paysans ont une vie quotidienne très dure.
Le travail des champs est pénible. On cultive les céréales (blé, seigle, avoine) et on vit de la cueillette dans les forêts.
L'existence est monotone et en cas de fortes pluies ou de grêle on manque de nourriture (c'est la disette, moi ns grave que la famine).
mardi 1 février 2011
La bourgeoisie
La bourgeoisie
Définition de la bourgeoisie :
A la fin du Moyen Age, la bourgeoisie représente la classe sociale intermédiaire entre la Noblesse et la paysannerie. Implantée dans les villes dont elle a contribué à l'essor, la bourgeoisie se trouve dans les métiers du commerce, de la finance, de l’artisanat.Constituée d'hommes libres, possédant des droits et une propriété privée, la bourgeoisie s'est développée avec l'industrialisation. A l'origine de la Révolution française et de l'Etat de droit tel qu'il existe à l'heure actuelle, la bourgeoisie est parvenue à abolir les privilèges de la noblesse et à l'écarter du pouvoir, devenant ainsi la nouvelle classe dirigeante.
A la fin du Moyen Age, la bourgeoisie représente la classe sociale intermédiaire entre la Noblesse et la paysannerie. Implantée dans les villes dont elle a contribué à l'essor, la bourgeoisie se trouve dans les métiers du commerce, de la finance, de l’artisanat.Constituée d'hommes libres, possédant des droits et une propriété privée, la bourgeoisie s'est développée avec l'industrialisation. A l'origine de la Révolution française et de l'Etat de droit tel qu'il existe à l'heure actuelle, la bourgeoisie est parvenue à abolir les privilèges de la noblesse et à l'écarter du pouvoir, devenant ainsi la nouvelle classe dirigeante.
Les bourgeois de la ville
La bourgeoisie était l'ensemble des bourgeois. Son origine parait avoir été dans le groupement de marchands qui se formèrent en sociétés au moyen-âge et dominèrent ou gouvernèrent de nombreuses villes. On appelait, au moyen-âge, villes de bourgeoisie celles qui, sans avoir de droits souverains, étaient parvenues à limiter d'une manière précise les droits seigneuriaux. Enfin, le droit de bourgeoisie royale conférait à son titulaire le privilège de ne relever judiciairement que du roi seul et de ses officiers, quelle que fût la situation de la, ville ou il résidât. ― La bourgeoisie, longtemps courbée sous le joug de l'aristocratie seigneuriale, n'arriva à s'en libérer qu'avec l'aide du peuple qui lui prêta sans compter le secours de ses enfants. La bourgeoisie, hypocrite et mielleuse, fit miroiter aux yeux des travailleurs la fin de leur servitude ; elle leur dénonça les iniquités dont ils étaient les victimes et parvint à éveiller leur indignation. Par la suite, tandis que le peuple, confiant et sans arrière-pensée, donnait son sang pour des révolutions, elle profita du moment pour asseoir et affermir son pouvoir qui ne tarda pas à être aussi despotique que le pouvoir de la noblesse. De toutes les belles promesses faites à la classe laborieuse, aucune ne fut tenue. Le peuple, une fois encore, avait été dupé par de criminels aigrefins et s'était-donné de nouveaux maîtres. Maintenant, la bourgeoisie règne avec insolence sur le monde entier, alors que les travailleurs restent courbés sur leur tâche ingrate. Propriétaire de tous les biens des nations, la classe bourgeoise peut exploiter à son gré et imposer sa loi arrogante. Sans scrupules et sans pitié, elle n'hésite pas à écraser les hommes libres qui se refusent à subir son arbitraire. N'ayant pour idéal que l'argent, elle ne craint pas de déchaîner des guerres, de susciter des catastrophes si ces guerres et ces catastrophes peuvent être utiles à sa soif de spéculation jouisseuse, elle se plaît à satisfaire ses vices multiples et entretient et développe les chancres sociaux : ignorance, alcoolisme, prostitution, jeu, etc... Ivre de sa puissance, elle est arrivée à un degré d'abjection que n'avait pas connu la noblesse elle-même. Toutefois, le peuple, depuis un demi-siècle surtout, a pu voir suffisamment clair pour ne plus supporter longtemps la tragique mascarade que son aveuglement a tolérée jusqu'à ce jour. Les esprits s'indignent ou s'émeuvent. Et lorsque la colère populaire éclatera, la bourgeoisie sera balayée comme fut balayée la noblesse. Mais, cette fois, le peuple, instruit par de cruelles expériences, ne se laissera plus voler le fruit de son sacrifice. Ayant fait la révolution lui-même, c'est lui même, et sans le secours intéressé d'aucun politicien, qui bâtira un monde entièrement nouveau. S'il veut conquérir ― enfin ― la liberté positive à laquelle il aspire, il sera indispensable qu'il brise l'État, source fatale de domination et qu'il rende ainsi impossible la restauration d'un pouvoir gouvernemental quelconque. S'il a le malheur de laisser une dictature ― quelle qu'elle soit ― succéder à la dictature bourgeoise, il perdra immanquablement le fruit de la Révolution qu'il aura faite et payée de son sang. ― Georges VIDAL.La bourgeoisie était l'ensemble des bourgeois. Son origine parait avoir été dans le groupement de marchands qui se formèrent en sociétés au moyen-âge et dominèrent ou gouvernèrent de nombreuses villes. On appelait, au moyen-âge, villes de bourgeoisie celles qui, sans avoir de droits souverains, étaient parvenues à limiter d'une manière précise les droits seigneuriaux. Enfin, le droit de bourgeoisie royale conférait à son titulaire le privilège de ne relever judiciairement que du roi seul et de ses officiers, quelle que fût la situation de la, ville ou il résidât. ― La bourgeoisie, longtemps courbée sous le joug de l'aristocratie seigneuriale, n'arriva à s'en libérer qu'avec l'aide du peuple qui lui prêta sans compter le secours de ses enfants. La bourgeoisie, hypocrite et mielleuse, fit miroiter aux yeux des travailleurs la fin de leur servitude ; elle leur dénonça les iniquités dont ils étaient les victimes et parvint à éveiller leur indignation. Par la suite, tandis que le peuple, confiant et sans arrière-pensée, donnait son sang pour des révolutions, elle profita du moment pour asseoir et affermir son pouvoir qui ne tarda pas à être aussi despotique que le pouvoir de la noblesse. De toutes les belles promesses faites à la classe laborieuse, aucune ne fut tenue. Le peuple, une fois encore, avait été dupé par de criminels aigrefins et s'était-donné de nouveaux maîtres. Maintenant, la bourgeoisie règne avec insolence sur le monde entier, alors que les travailleurs restent courbés sur leur tâche ingrate. Propriétaire de tous les biens des nations, la classe bourgeoise peut exploiter à son gré et imposer sa loi arrogante. Sans scrupules et sans pitié, elle n'hésite pas à écraser les hommes libres qui se refusent à subir son arbitraire. N'ayant pour idéal que l'argent, elle ne craint pas de déchaîner des guerres, de susciter des catastrophes si ces guerres et ces catastrophes peuvent être utiles à sa soif de spéculation jouisseuse, elle se plaît à satisfaire ses vices multiples et entretient et développe les chancres sociaux : ignorance, alcoolisme, prostitution, jeu, etc... Ivre de sa puissance, elle est arrivée à un degré d'abjection que n'avait pas connu la noblesse elle-même. Toutefois, le peuple, depuis un demi-siècle surtout, a pu voir suffisamment clair pour ne plus supporter longtemps la tragique mascarade que son aveuglement a tolérée jusqu'à ce jour. Les esprits s'indignent ou s'émeuvent. Et lorsque la colère populaire éclatera, la bourgeoisie sera balayée comme fut balayée la noblesse. Mais, cette fois, le peuple, instruit par de cruelles expériences, ne se laissera plus voler le fruit de son sacrifice. Ayant fait la révolution lui-même, c'est lui même, et sans le secours intéressé d'aucun politicien, qui bâtira un monde entièrement nouveau. S'il veut conquérir ― enfin ― la liberté positive à laquelle il aspire, il sera indispensable qu'il brise l'État, source fatale de domination et qu'il rende ainsi impossible la restauration d'un pouvoir gouvernemental quelconque. S'il a le malheur de laisser une dictature ― quelle qu'elle soit ― succéder à la dictature bourgeoise, il perdra immanquablement le fruit de la Révolution qu'il aura faite et payée de son sang. ― Georges VIDAL.
Les bourgeois
Pour être reçu bourgeois, les conditions étaient variables d'une ville à l'autre, mais il y a cependant un corps de règles communes. On ne peut-être bourgeois que d'une seule ville. Le bourgeois est avant tout un homme libre, c'est-à-dire que ce n'est pas un serf. Il devait être en mesure de le prouver. Un serf pouvait accéder à la bourgeoisie à condition de devenir lui aussi un homme libre. Cependant si un bourgeois devenait serf il perdait la jouissance de sa qualité de bourgeois. Ensuite le bourgeois ne devait pas avoir de dettes, il devait être de bonne moralité et de naissance légitime. Un seuil de richesse pouvait être exigé, ainsi que la possession d'une habitation, voire de terres, ceci dépendant en partie de la région où l'on devenait bourgeois. La condition fondamentale était la résidence au sein de la ville. Le prétendant à la bourgeoisie devait y résider un certain temps pour pouvoir accéder à la bourgeoisie. En outre, on pouvait exiger du bourgeois qu'il soit de religion catholique. Un droit de bourgeoisie pouvait être exigé. Il existe différents types de bourgeois : · bourgeois forain : résidant en dehors de la ville · bourgeois par achat : nouveau bourgeois ayant acquitté ses droits. Il n'est pas né fils de bourgeois, et dans ce cas seulement, quand le père a acheté le droit après la naissance du fils. · bourgeois par relief : né fils de bourgeois, il relève de la bourgeoisie de son père en principe dans l'année du mariage. Le relief n'est pas forcément un droit automatique mais son application s'effectue suivant certaines règles. Le non-respect du relief, après le mariage, conduit le bourgeois à payer une amende. |
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